Bonnes pratiques!

Défendre le statut du traducteur: l’exemple  d’Une femme à Berlin!

Une femme à Berlin

basé sur Une femme à Berlin. Journal du 20 avril au 22 juin 1945, anonyme

mise en scène  et adaptation: Tatiana Vialle

avec Isabelle Carré, Swann Arlaud

traduction française: Françoise Wuilmart

Affiche du spectacle

Des bombes, les murs ont vacillé. Je suis en nage. Depuis le jour où j’ai aidé à dégager des corps ensevelis, je lutte contre l’angoisse de la mort.

Ce sont toujours les mêmes symptômes. D’abord la sueur qui perle au front, les lancements dans la moelle épinière, les tiraillements dans la nuque, puis le palais qui se dessèche et les battements syncopés du coeur.

Je me demande combien de morts j’ai déjà vu. Le premier c’était monsieur Schermann. J’avais cinq ans, lui soixante-dix. Cette mort-là était simple et belle. Mais je n’ai jamais vu mourir. Une expérience que je ne tarderai sans doute pas à faire.

Qu’elle puisse me frapper moi, je n’y crois pas. J’ai déjà frôlé la mort tellement de fois que je me sens épargnée par elle. C’est un sentiment qui habite sans doute la plupart des gens. Comment expliquer sinon cet entrain toujours vivace en plein coeur de la mort. Chaque jour nouveau qui nous trouve en vie est un jour de triomphe.

L’histoire est basée sur « Une femme à Berlin », journal du 20 avril au 22 juin 1945 écrit par un anonyme L’adaptation est de Tatiana Vialle et la traduction française de Françoise Wuilmart aux Editions Gallimard.

Artistes : Isabelle Carré
Metteur en scène : Tatiana Vialle

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